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Invoke Ginko up to this shitty mess 彡 Sven

Sam 31 Aoû - 13:17
私たちは性交です
im done

tink, jodi et akane étaient assises par terre, là jonchaient des pétales, des paillettes et des coussins. nous étions seuls à l’étage du pub au district Nord, il est quatre heures ante meridiem. cela faisait depuis plusieurs mois que le sevrage opérait. que le pub écourtait ses nuits. que je refusais les rythes, les excès de tout ordre, les artistes qui souhaitaient se produire, même de coucher avec akane. mes doigts se déportèrent à ma cup remplie de bière entre les filles. mes mouvements étaient devenus las, jodi me comparait trop souvent aux zombies et ça les faisaient rire - et moi aussi, au passage. akane, au moment où mes doigts enlacent la cup, me touche le poignet. ce genre de ‘ca va aller, j’veux dire, la dépression c’est qu’une fumée qui se dissipe avec le temps et tu l’sais drei’, alors je la regarde dans le creux de ses yeux azures et lui sourit à pleines dents. mon corps peine à se redresser. mes tempes laissent perler quelques gouttes d’angoisse. j’étais épuisé par la disparition de mon père depuis tout ce temps. elles le savaient, sven le savait. mon visage ne décrochait pas le sol depuis ces derniers mois. mes doigts se déposent à ma nuque et s’enfilent entre mes cheveux pour parcourir l’entièreté de mon crâne. mes pas m’éloignèrent lentement des filles. the dawn sombrait par mon isolement quotidien à cet étage du Pub qui avait été visité par bien trop de personnes inappropriées. ils savaient tous que je n’en voulais ni à l’est, ni à yumi. au fond, ce qui s’est passé nous a juste dépassé et par respect pour elle, je voulais endurer le manque. mon estime pour elle ne me quittait pas. ma main libre se portait sous mon nez lorsque je termine d’avaler deux gorgées de bières. la cup est aussitôt reposée à mes pieds et je m’assois en w, non loin d’elles. mes deux mains dissimulées par mon sweet noir taggué par des motifs japonais issus de vieux jeu-vidéos et à la capuche embelli par des épingles à nourris finissent par se joindre contre une jupe tutu gonflante pailleté et rose. mes yeux se faisaient lourd, puis en basculant la tête d’un côté, le diddle accroché à ma boucle d’oreille pendante touchait mon épaule. à part jeter des sourires aux filles - ce qui durait de moins en moins longtemps - mes traits se sont murés dans un vide astral et comatique avec zéro point de retour. une existance qui s’efface, des phrases écourtées et pour personne compréhensible. plus rien n’a de sens, plus rien n’a d’importances et mon torse vient au contact du parquet. les paillettes épousent mes bras alors que je rampe vers elles. les filles me récupèrent contre elles, passent leurs doigts entre front et épaules pour effacer l’angoisse, rediriger la tignasse rose vers quelque chose d’encore plus destroy, corrige le contour de mon oeil marqué par la pantone salmon.  je détournais mon champs d’horizon d’un point 'a' vide, pour 'b' vide alors que ce 'b' comprenait la silhouette svelte de sven. mes lèvres entr’ouvertes, j’élevais enfin le regard pour lui en lui annonçant sans émotion que, j’veux dire, j’croah qu’on est foutu ; il faut mettre une fin au pub.




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@morden

Morgan Marshall

Morgan Marshall