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Phymeris Deteripsa

Dim 21 Avr - 15:38

       

     

Phymeris Deteripsa

“Ce qui compte, ce n'est pas de disposer de bonnes ou de mauvaises cartes. C'est de savoir jouer avec les mauvaises.
B.Werber


       
Quartier
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Surnom : Eris, Phyn, la Souris, ou celui que tu souhaiteras lui donner après tout.
âge : 24 ans, d'ici quelques mois.
genre : Féminin
orientation : Le genre lui importe peu.
métier : Tatoueuse
origines : Japonaise, de naissance, bien que nom comme épiderme laissent à croire l'inverse.




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toi
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« La Souris ». Ce surnom débile te mettait hors de toi, tu te souviens ? Tu retroussais le nez, fronçais les sourcils, et puis tu serrais les dents, le poing. Hargneuse, tu étais prête à mordre, pour un misérable mot, une taquinerie puérile. T’avais, quoi .. six ans ? Je ne me souviens même plus pourquoi on te l’avait donné, je ne sais même plus qui te le donnait en fait, mais Dieu que j’aimais l’employer. Te voir immanquablement partir au quart de tour refaisait ma journée, j’éclatais de rire, et mes moqueries dégradaient davantage ton humeur. D’abord contrariée, tu finissais tout à fait en colère tant je prenais un malin plaisir à te pousser à bout, tes vaines tentatives pour me faire taire ajoutaient à ta frustration, ton ire se muait en une rage qui t’aurait poussée à te jeter sur moi si Yukisada ne t’en empêchait pas. Combien de fois t’avait-elle surprise en pleine confrontation, combien de rossées avais-tu essuyées à force de lui tenir tête, de m’accuser ? Tu étais en ton bon droit, car à chaque fois j’étais responsable de tes maux, mais le petit con que j’étais n’assumait rien, n’empêchait rien. Recueillie dans une famille qui ne te tolérait que par égard envers ton trépassé paternel, il était difficile d’obtenir gain de cause, et je crois que même si j’avais pris le temps d’intervenir en ta faveur, tu t’en serais pris une. Yukisada ne t’aimait pas, et elle ne s’en cachait pas.

Tu as grandi dans une famille qui ne pouvait affectionner une étrangère. Tu n’étais pas ma cousine, mais « le chiard que ta mère a refilé à mon oncle ». Yukisada était persuadée que tu n’étais même pas de lui, mais que Ogino, dans sa trop grande bonté, n’avait pu se résoudre à t’abandonner, car il avait la possibilité de t’offrir une éducation. J’imagine qu’il l’aurait fait lui même s’il avait pu.

Je doute que tu ais été véritablement heureuse ici. On demandait de toi que tu sois une enfant sage, silencieuse et discrète, que tu t’effaces. Je t’ai vue te renfermer sur toi même, au fil des ans, écouter, mémoriser sans parler, et j’ai cru que la gamine que je connaissais, celle qui avait autant d’énergie que d’amour à revendre, s’était éteinte, épuisée à force de se battre contre des interdits injustes. Tes rêves bridés, je t’ai observée les concrétiser sur du papier, sur des toiles, bientôt sur des murs. Tu as eu une phase rebelle où tu taguais toutes les façades, c’était joli, mais parfois, c’était carrément glauque.
Ton coup d’éclat à eu lieu peu avant tes seize ans. Tu avais entendu qu’Elle avait une sainte horreur des félins, ces mignonnes créatures attendrissantes elle les considérait comme des messagers des enfers. Repeindre son logement de chatons, l’un aveugle, l’autre éclopé, le troisième éventré, c’était impressionnant, tant dans les détails, dans les couleurs que dans le réalisme, mais ce n’était clairement pas une bonne idée. En voyant ça, elle a hurlé si fort que j’ai cru qu’elle s’en arracherait les cordes vocales, puis elle s’est effondrée. Quand Yukisada a rouvert les yeux, tu avais déguerpi, et je crois que tu as bien fait.

Tu as été distante après ça, on s’est même perdus de vue un an ou deux. J’ai appris du frère du copain de la fille de l’ex d’une collègue que tu t’étais installée à proximité du quartier est, que tu y avais ouvert un salon de tatouage, et que ton nom d’artiste, c’était « La Souris ». Ca m’a fait sourire, et puis ça m’a inquiété.
Je te connais, je sais que lorsque tu as une idée en tête, tu fais tout pour l’obtenir, et j’imagine que tu n’as pas choisi ce district par hasard, ni ce pseudonyme, toi qui a toujours été la souris fouineuse. Mais fais attention Eris, quand les loups ont faim, quand ils ont très faim, un lapin ou un rongeur, ça peut être un bon quatre heures. D’autant plus quand il ne sait pas rapporter correctement les informations qu’il a glanés.




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si
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L’obscurité réconfortante de ténèbres nocturnes fut percée d’un éclat tamisé. Sous ses paupières closes, l’endormi perçu le faisceau inopportun d’un rayon. Il grogna, chercha à tâtons un drap à rabattre sur son visage pour se protéger, referma sa poigne sur du vide. Tout avait été envoyé valser durant la nuit. Ensommeillé, grognon, il se redressa, et assis sur son cul, un oeil difficilement ouvert, il chercha un repère dans le désordre d’une chambre inconnue.
Son téléphone reposait par terre. Il s’en saisit, découvrit du même instant la pénurie d’énergie de l’appareil et l’heure.
4h du mat’. On le faisait chier à 4h du mat’.
Son humeur dégringola encore, il balança le cellulaire au sol, chercha des yeux son amante qu’il devinait être responsable de son désagréable réveil.

La garce était assise à l’autre bout de ce minuscule appartement, contrairement à lui parfaitement éveillée, le corps et l’esprit occupés. Elle dessinait, insomniaque, sur les pages noircies les images qui hantaient son esprit.
Elle s’était rhabillée, avait enfilé un tee-shirt pour protéger son épiderme hâlé de la fraîcheur d’une nuit d’automne. Il devinait sous le tissu le galbe d’un sein percé qu’il avait découvert peu avant, caressé et éveillé, le délicat d’un tatouage qui ornait ses côtes. Celui qui ceignait son bras était caché, le vêtement court mais trop large retombait sur son épaule, tout comme celui qui décorait l’ensemble de son dos.
Gênée par une mèche de cheveux impertinente, la jeune femme glissa le brin coloré de rose derrière son oreille ornée d’or et d’argent. Deux hélix, un tragus, un écarteur couronné d’un second perçage au lobe. Il ne pouvait apercevoir sa jumelle, car elle se tenait de profil, mais il savait que l’autre cartilage arborait un industriel.

- Tu vas faire ça toute la nuit ?

Elle sembla ne pas l’entendre. Imperturbable, elle officiait, ses deux sourcils bruns froncés, sur il ne savait trop quoi. Des flash peut-être. Il réitéra sa question, plus fort, plus irritant. Qu’elle range son crayon et éteigne cette foutue lampe.
Son mutisme perdura. Il finit par se lever, nu comme un ver, s’approcher, d’un geste sec il se saisit de son menton, la força à le regarder. Il vit la mâchoire de la demoiselle se contracter, l’azuré de ses prunelles brûler d’un feu glacial. Dans ce pays, seules les étrangères avaient le regard si clair, il se serait plu à la mettre en colère uniquement pour pouvoir en profiter. L’exotisme le captivait, elle devrait vendre son corps, plutôt que son art, elle se ferait davantage de pognon.

D’un coup vif, elle dégagea sa patte incommodante.

- Si t’es pas content, dégage de chez moi.

Elle se remit sur ses deux pieds. Elle avait les jambes nues, son court tee-shirt dévoilait le délicat ébène d’un tanga en dentelle, ainsi qu’une cicatrice au dessus de sa hanche, une autre sur sa cuisse.
De ses presque un mètre soixante dix, elle ne le dominait pas encore, mais elle se faisait respecter, même à demie nue. Le sport qu’elle faisait avait sculpté son corps, endurci ses muscles. Il avait pu constater, durant leurs ébats, qu’elle pouvait dominer si elle le souhaitait, et à l’instant, il se demanda si de jouer avec son humeur ne la pousserait pas à lui envoyer son poing à la figure. La boxe lui avait appris à viser juste et à taper fort.
Il esquissa un sourire, à la fois mauvais et satisfait.

- Détends toi chaton. Tu es plus belle quand tu souris.

Et c’était vrai. D’être renfrognée lui donnait un air austère qu’il appréciait guère, mais après tout, les filles, il les préférait douces et tendres.




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Tu as toujours eu une sacré force de caractère. Obstinée, ambitieuse, déterminée. Depuis toujours, tu sais ce que tu veux, et tu fais tout ce que tu peux pour l’obtenir. Faire face à l’adversité, tomber, encaisser, réparer, puis te relever, et réessayer. Yukisada t’a forgée, malgré elle, et son comportement envers toi, loin de te briser, t’a renforcée. Tu as appris à te taire, te montrer docile, patiente, à surveiller, mémoriser, puis frapper, vicieuse et opportuniste, pour te venger, vaincre, dominer, obtenir gain de cause.

Tu n’es pas méchante, loin de là, tu n’as pas mauvais fond. Si tes propres projets ne sont pas impliqués, tu as même tendance à te montrer trop gentille, trop généreuse, une gamine qui donne bien plus qu’elle reçoit. Il semblerait que de ceci, on ne t’ai rien pris, parce que t’es toujours aussi conne. Partir sur le principe que les gens sont bons, de leur donner une chance, plutôt que de leur demander de la mériter, c’est naïf. Tu devrais attendre qu’ils te prouvent leur bonne volonté, plutôt que d’offrir des opportunités, tu douillerais certainement moins. Enfin .. Même si de te méfier, tu ne sembles pas pouvoir l’apprendre, au moins as-tu compris qu’il n’était pas pertinent d’en redemander. Si d’aucuns te pensent trop douce, nombreux ont assimilé que tu étais quelqu’un de rancunier qui, dès lors qu’il a été déçu, ne sait que punir, et à du mal à pardonner. Il faudrait que tu fasses la part des choses, un jour, enfin .. ce n’est que mon avis.




avatar © Pheberoni  by Phymeris

Invité

Anonymous
Dim 21 Avr - 20:05
Héhé, jeune Yakuza ♥
On s'est déjà croisé sur le Discord, mais je viens te souhaiter, officiellement, la bienvenue sur MYK ! Au plaisir de travailler bientôt avec toi, petite souris \o/
De l'amour et des pissenlits ♥

Invité

Anonymous
Dim 21 Avr - 23:41
Hoï onna !

Une nouvelle fois, je te souhaite la bienvenue dans notre petite ville sans histoire ! ♥

Je ne vais pas tourner autour du pot, j'adore ta fiche et ton phrasé, je l'adore. Cependant, il y a quelques fautes d'inattention: "ton ire se muait en une rage" ; . . . rien de bien ouf, et ne t'en fais pas c'est pas ça qui va t'empêcher d'être . . A . . CCEP . . . TEE

et ouais, je fais durer le "suspens" hihi.

Donc voilà, je te valide sans problème et j'espère très vite pouvoir organiser une rencontre entre Phymeris et Yumi ! ♥ N'oublie pas de faire ton petit téléphone et ta fiche de relation, ça aide toujours ♥. Je te donne les liens sur discord si tu ne trouves pas mais je m'en fais !

Aller, encore une fois, t'es à la zonzon, hésite pas et surtout, amuses-toi ♥



Ͽ Dark

Hime '

Yumi Shinogaï

Yumi Shinogaï
Mar 23 Avr - 19:31
Bienvenue par minous !

En espérant te croiser un jour !

Invité

Anonymous
Sam 27 Avr - 1:35
    Phymeris, t'as ma bienvenue!

    Une belle fiche de présentation. Il me semble que c'est la première fois que je vois une telle rédaction. L'histoire en première pour terminer sur le caractère avec tout un déroulement RP qui se lit de façon très agréable. Merci pour la lecture! J'aime énormément le style de ton personnage et je sais déjà que nous pourrions avoir un lien très intéressant entre elle et Dreiden.

    Pour l'heure, j'ai vu des fautes d'orthographe que je t'invite à corriger sur scribbens ou autre correcteur. Ca rendra ta fiche encore plus claire et propre. :hearts:

    Elle a ouvert son salon de tatouage au quartier Est. On a envie d'en savoir plus. Ca manque certainement d'un paragraphe sur sa vie à elle à Mayaku. Sa vision de son district, des autres districts, sa position face aux évènements récents - explosion de la Mairie. Cela pourrait être intéressant d'avoir ce focus sur son rôle au sein de Mayaku. Think about it, write it down!

    Au plaisir d'écrire avec toi.



drugs
@morden

Morgan Marshall

Morgan Marshall