AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 Filmothèque

| Jeu 8 Déc - 11:46

Mayaku

Filmothèque


Discussions autour des films


Les films sont ici l'axe des discussions que tu auras avec l'ensemble de la communauté de Mayaku. Ce fil permet de partager ses connaissances dans ce domaine avec les autres. Cependant, veille à être respectueux, personne n'apprécie les spoilers !

| Jeu 14 Sep - 19:39

Morgan Marshall

    Hi,
    On m'a parlé du film Only Lovers Left Alive, quelqu'un connaît?



drugs
@morden
| Jeu 14 Sep - 19:56

Christal Marshall

Non mais, Morden, c'est mon film de vampire préféré de tous les temps. Il est vraiment vraiment très bon, romantique, mystérieux, à peine angoissant, juste ce qu'il faut. Assez puissant et profond, sincère dans sa démarche. Et l'image et les couleurs sont à tomber. Une belle et vraie histoire d'amour. Surtout, il ne faut pas hésiter ~



innocence
| Ven 15 Sep - 19:29

Invité

Je renchéris sur les louanges faites par Christal. C'est un film vraiment particulier, auquel je pense régulièrement à cause de l'ambiance, des personnages mais surtout en effet des lumières et couleurs qui font de ce film un objet vraiment peu commun. En plus c'est une histoire de vampires loin de ce que l'on a l'habitude de voir dernièrement.
| Sam 16 Sep - 0:32

Christal Marshall

Ca me donne tellement envie de le revoir dans un cinéma... (je l'ai vu deux fois sur un écran pourri avec des pixels je suis la tristesse). J'espère qu'il repassera un jour ♪
Et la musique ! Il ne faut pas oublier la musique qui a presque un rôle à part entière. Pas à la façon de Baby Driver, qui est ma foi le meilleur film sorti cette année, que je conseil encore vivement, mais elle prend tout l'espace et c'est ça que j'aime ♥



innocence
| Sam 16 Sep - 18:21

Invité

Je note pour Baby Driver. Ça m'intrigue maintenant.
| Sam 16 Sep - 18:34

Christal Marshall

*wink*



innocence
| Ven 23 Fév - 14:49

Invité

Wow, que de bons films cités. *wink*
Voilà bien longtemps que je n'ai pas eu de période films, je ne saurais donc vous conseiller de pépite méconnue ; mais Puppet Master est un nanard comme je les aime, quoique déjà un peu trop 90' pour moi. C'est un film d'horreur, je précise.
Autrement je vous renvois vivement à Satoshi Kon et en particulier à Millenium Actress. Satoshi Kon c'est le mec qui a fait Paprika. Bon ben dites-vous que Paprika c'est peut-être le moins bon de ses films.
Des bisous.
| Lun 21 Jan - 0:08

Morgan Marshall

    Qu'est-ce que vous regardez comme film en ce moment? :)



drugs
@morden
| Jeu 31 Jan - 20:59

Yumi Shinogaï

Regarde Bird Box juste pour le fun.

Sinon, j'avoue que j'ai pas regardé de films dernièrement... J'ai potentiellement des séries qui pourraient être intéressantes.



Ͽ Dark

Hime '

| Jeu 31 Jan - 22:50

Vasiliy Ivanova

Moi, j’avoue, j’ai regardé Crimson Peak, lundi. Bah voilà. Guillermo Del Toro a le sens du décors, et le film est chargé de tableaux très esthétiques. L’aspect visuel est toujours travaillé chez Del Toro, au niveau du cadre ou des costumes, et il offre une belle atmosphère baroque. Mais voilà. C’est tout. Il est toujours là où on l’attends. Le récit est prévisible as fuck. Tom Hiddelston cachetonne en ressortant un Loki, petit aimant à midinette, et propose rien d’autre. Très loin de ce qu’il est capable de faire dans un film comme High Rise. Ne reste que le regard magnétique de Jessica Chastain, qui aura toujours un petite place dans mon cœur. Mais qui, malheureusement, elle aussi, donne l’impression de juste faire le taff. C’est un hommage au vieux cinéma d’horreur, à la thématique de la maison hantée, mais accumulant les clichés dix-neuvièmistes, name droppant des grands noms de la littérature en introduction, juste pour donner une couleur, dire qu’on a un peu de culture, mais sans jamais rien en faire. A moins que ce soit pour inscrire le personnage principal dans le sillage de Mary Shelley ? Sauf que le reste de l’histoire nous montre une femme dont les quelques neurones peine à s’activer. Dont la naïveté devient bêtise. Quant à ce cinéma d’horreur, à ces histoires de fantôme, auxquels on essaye de faire hommage… visiblement, on a oublié sa dimension allégorique, métaphorique. Même si on passe son temps à le répéter, c’est pas en se prétendant intelligent qu’on l’est, surtout quand on saupoudre le tout de jump scare un peu débile. En somme, c’est une banalité. Une banalité très belle, et bien exécutée, certes, mais une banalité tout de même. Et c’est dommage, car il est capable de mieux, le bon Guillermo. Je dois encore rattraper mon retard, et regarder La Forme de l’eau. Et là, il s’attaque à un classique du cinéma de monstre, et à un film que j’adore. L’étrange créature du lac noir. Je croise les doigts !
| Dim 12 Mai - 16:02

Vasiliy Ivanova

Je double-post, à l’aise, en charentaise ! Non, je rigole. Je suis pas en charentaise. En fait, j’ai pas de chausson. J’aime pas ça. Les chaussettes, encore, ça va. Surtout les grosses chaussettes d’hiver. J’en ai deux paires. Une avec un loup dessus. Et une autre, une paire de Noël, qui m’a été offert par une amie russe. Elles sont rouges et vertes, c’est trop moche, mais cool en même temps.

Mais on s’en fiche en fait. Je venais parler cinéma. Parce que mine de rien, j’y suis allé trois fois cette semaine. Notamment hier, où j’ai été voir Hellboy. Et vous savez quoi ? Bah c’est pas bien. Un point positif ? Il y a quelques idées graphiques. Vraiment, il y a des idées, une étincelle de quelque chose. Mais à part ça, disons que ça donne, au mieux, envie de replonger dans les comics pour avoir du bon Hellboy. Et se purger de ce nouveau film. Je vais namedroper les problèmes : Des effets spéciaux dégueulasses, un scénario écrit (au mieux) avec les pieds, une accumulation de faux-enjeux, de quêtes annexes sans importance, des dialogues dignes de ton oncle quand il traine un peu trop au PMU (j’ai rien contre la vulgarité, vous l’savez, je l’utilise même dans ma poésie) (mais quand un dialogue se résume à un ping-pong de « Va te faire foutre », bah c’est mauvais) (et je rigole pas !), une surabondance de références introduites avec le cul (Listing : des nazis, Staline, Merlin l’enchanteur, des géants, des fées, des démons, des sorcières, Staline, Baba Yaga, un chasseur de nazi, le roi Arthur, et j’en passe…) ce qui est BEAUCOUP TROP pour un film de deux heures…

Et, vous savez quoi. En fait, j’ai pas envie de passer plus de temps à parler de ce film. Parce que c’était pas bien. Et je préfère vous parler d’un film que j’ai vraiment kiffé, et que j’ai vu jeudi. Et ce film, c’est Les crevettes pailletées. Le spitch de base ? Un champion de natation, accusé d’homophobie, ne peut participer au championnat mondial seulement s’il accepte d’entrainer une équipe amateure homosexuelle de water-polo. Et on va pas se mentir, quand on regarde la bande-annonce, ça ressemble vaguement à une espèce de comédie homophobe. Mais je kiffe Alban Lenoir, et je lui fais entièrement confiance sur ses films. Et franchement ? C’est bien, c’est beau ! On part avec une équipe et des personnages qui reprennent LARGEMENT le cliché de l’homosexuel très féminin, pour déconstruire ensuite cette vision, et approfondir ces personnages. Comme si le film était là, en mode : « Hé ! Hé viens voir le film ! C’est des homos, c’est rigolo ! Haha. C’est drôle hein ? Bah non, regardes. Et arrête d’être débile ». C’est un film sur la tolérance, l’acceptation plutôt que le rejet, et qui aborde plusieurs problématiques liées au fait d’être homosexuel aujourd’hui. Malheureusement, il aura pas le succès des comédies racistes à la « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? ». Et c’est bien dommage. Parce qu’à ce niveau-là, c’est d’utilité publique. Même si on prend la forme du film, la réalisation est bien foutue. Une mention pour ces plans filmés sous l’eau. La musique est juste aussi, et elle accompagne vraiment la scène, et elle est top. Je suis sorti d’la salle. J’étais avec un de mes meilleurs potes. Qui connaît les mêmes problèmes qu’un des personnages du film. J’ai eu envie de le prendre dans mes bras. Mais finalement, on a été boire une bière. C’était tout aussi bien. Et Franchement. Allez voir ce film. :heart:
| Dim 19 Mai - 23:39

Vasiliy Ivanova

Les chroniques de Vaska n°3

Bon, j’aimerais défendre un film. Et ce film, c’est The Dead Don’t Die de Jim Jarmusch. Je l’ai vu il y a presque cinq jours maintenant, au même moment où il faisait l’ouverture du festival de Cannes. Et, soyons honnêtes, il est lent sa mère. Le film dure 1h45, de mémoire, mais il est putain de lent. Clairement. Il semble être bien plus long que ça, mais non, il ne dure même pas deux heures. Et depuis ce fameux jour, je le vois se faire éclater de tous les côtés par la critique. Et ce qui me fait bizarre, c’est que j’ai l’impression d’avoir ressenti le film totalement différemment des auteurs des différents critiques que j’ai pu lire. Alors, azy, je ramène ma fraise.

The Dead Don’t Die se vend comme un film comique reprenant les codes et la narration d’un film de zombie. Dans l’idée, on s’attend même à quelque chose du même gabarit qu’un Zombieland, mais clairement, c’est pas la même soupe. On est, effectivement, quelque passage drôle, reposant d’ailleurs beaucoup sur un comique de répétition, mais, non, clairement, c’est différent. Déjà, parce que Jim Jarmusch. Si vous avez vu des films comme Broken Flower, avec Bill Muray, ou encore Only lover left alive, avec Tilda Swinton et Tom « Acteur-à-midinette » Hiddelston, vous avez déjà une idée de la « patte » de Jarmusch. Des films où les personnages, et l’univers entier, est poussiéreux, et où la vie semble rouler sur les protagonistes, qui sont parfois totalement inactifs. Dans The Dead Don’t Die, c’est la même. On retrouve Bill « Pokerface-man » Murray et Adam « God’s voice » Driver dans un duo de flic chargé de la surveillance de Centerville, une petite ville de campagne américaine qui, clairement, reprends tous les codes de la petite ville du Deep USA. Et la particularité de ces flics ? Leur non-action constante. Ils regardent les morts marcher dans les rues, comme considérant l’apocalypse comme quelque chose sur lequel ils n’ont, et ne peuvent, avoir aucun contrôle, tout comme ils n’ont, et ne peuvent, avoir véritablement de contrôle sur l’existence. Poussiéreux, donc, et inactif. Et là-dedans, il y a une poésie. En tout cas, une poésie à laquelle je suis sensible. Et rien que pour ça, je vous encourage à voir ce film. Même si ce n’est pas son seul point fort…

Son point fort, selon moi, c’est son insolence. Ouais, grave, son insolence. Parce que je vois beaucoup de critique qui considère le film comme étant paresseux, nous donnant des zombies comme métaphore d’enjeux sociaux et politique (à la manière dont pouvait le faire Roméro) mais seulement grossièrement. La morale écologique n’étant traité qu’en surface, et la critique du consumérisme tombant comme d’la merde sur une planche. Mais c’est, précisément, parce que l’enjeu du film n’est pas là. Et qu’il s’accapare ces deux codes là (qu’on attend d’un film de zombie un tout petit peu intelligent) pour faire dire autre chose à ce film. Vous voulez une métaphore ? Allez, prenez là rapidement dans la tête à la fin du film. Vous voulez un message écologique ? Allez, prenez le aussi. Et finalement, la critique de nos sociétés passe par cette insolence-là, cette désinvolture. Parce que Jim Jarmusch sait où on l’attend, sait ce que le public veut voir, et qu’il lui donne grossièrement, en montrant son majeur autant au cinéma grand public qu’aux professionnels du cinéma. Et d’ailleurs, il se vend comme un film grand public. Si vous avez vu les affiches, c’est incontestable, il se présente comme un film grand public. Mais je suis pas certains que ça en soit un. Mais il veut attirer tout le monde, comme pour prendre au piège un maximum de personne. « Tiens, ça te fait kiffer quand on brise le 4ème mur ? Bah azy, amuses-toi avec ça. » Car oui, le film te balance à la tronche des choses que tu attends, que tu veux voir, que tu aimes, et de manière parfois (souvent ?) incohérente, quitte à ce que ça nique le scénario, sans doute pour te faire réfléchir à ce que tu aimes dans le cinéma. Te faire penser à ce que tu veux voir comme cinéma, te faire réfléchir sur la manière que tu as de le consommer. Et, au passage, lâcher une goutte de pisse sur les pompes de l’industrie du cinéma.

Alors après, c’est pas le film de l’année. Non, clairement, ça sera pas mon film préféré de 2k19. Mais je pense pas qu’il soit raté pour autant, et contrairement à ce que certains peuvent dire. Et c’est peut-être une question de ressenti, mais pour moi, ce film, il est réussi. D’autant plus quand on le rejette en bloc. Continuez à cracher dessus, il a gagné.