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  « C’est à ses manières que l’on défini un homme. » -ft.Reiji-

| Dim 15 Oct - 17:39

Invité

« Be carefull what you wish for. »




Chemise. Blanche. Pantalon. Noir. Veste. Noire. Cheveux. Noués. Traits. Tirés.
Un rendez-vous.
Pas avec n’importe qui.
Le prétexte ? Une couverture. Un livre. Un travail.
La réalité ? Bonne question.
La lassitude avait prit le pas sur tout autre émotion possible.
Ma dernière discussion avec ma cousine tournicottait en boucle dans mes méninges travaillées.
Une esquisse d’idée, aussi infime soit-elle commençait à se construire. Le tout était de trouver les gens pour. Le comment. Le flou m’enveloppait toujours lorsque je sorti de chez moi par ce temps resplendissant.
Sous un soleil de plomb, un ciel plus bleu que jamais. Aucun nuage à l’horizon.
Le quartier était calme. Rien d’extraordinaire pour le coin mais cette atmosphère normalement accueillante, propice aux sourires ne faisait que renforcer le mal-être naissant dans ma poitrine depuis ces derniers jours. Trop calme. Trop beau. J’en venais à avoir peur de la beauté pure. Quelle ironie du sort.

Mes souvenirs du temps où ma famille au complet et moi même habitions à Mayaku sont majoritairement vagues, encerclé d’une brume toujours plus épaisse. Les sévices du temps, la dégradation des cellules qui composent mes tissus, de mes organes. De mon être. Ma mère avait toujours été proche de mon oncle. Encore aujourd’hui elle parle de lui avec toute la tendresse d’un petite sœur envers son grand frère. Cette pensée me tire un soupire mal dissimulé.
Si ma mère avait fui avec l’aprobation de son frère afin de pouvoir vivre sa vie avec l’homme qu’elle aimait; ce  grâce à la relation que la liait à Reiji ; il n’en restait pas moins que sa descendance se trouve elle dans de beaux draps.

J’avais été prévenu enfant, sans pourtant en comprendre le sens. Comment un enfant de dix ans pourrait-il comprendre qu’il devrait plus tard rejoindre le reste de sa famille pour aider à la prospérité d’un clan de Yakuza dirigé par son oncle.


« Alekseï ! Laisse ta sœur tranquille deux secondes et vient ici me voir. » Ma mère se présente droite, les lèvres pincées, ses fins cheveux relevés en un chignon lâche. Elle venait de reposer le combinet du téléphone. Mon père se tien derrière elle, son manque d’expression coutumier sur le visage. Le déménagement était pour bientôt. Les cartons envahissent et remplissent l’espace du grand salon. Ce fut longtemps après cet évènement que j’ai compris.  lors de cette longue conversation téléphonique, elle avait conclu les accords de son départ en Russie avec son frère.
« Да мама? »  Je la revois se pencher vers moi pour être à ma hauteur, ses lèvres s’étendent en un sourire qui se veut rassurant mais malgré l’amour qui transperce son regard, un éclat de peur y persiste aussi. Les enfants perçoivent la peur, certainement car ils sont plus emphatiques que les adultes. Quoiqu’il en soit, du haut de mon jeune âge, j’étais prétrifié. Ses douces mains se déroulèrent sur mes frêles épaules. A bien y songer, mon père et ses yeux ambrés était plus en retrait, plus fermé qu’à l’accoutumé. « 私の心 (mon coeur) , Tu sais que nous partons pour Moscou dans une semaine ? » Un hochement de la tête répondit à sa question. Elle s’humecta les lèvres avant de poursuivre « Tu vois mon chéri, on va manquer à la famille qui reste ici, tu ne penses pas ? » Un autre hochement de tête. « Alors avec papa on c’est dit que plus tard on te renverrai au Japon, ton oncle s’occupera de toi, comme ça on leur manquera moins, tu es d’accord  私の心 ? » Je me souviens que mes sourcils se sont froncés, me renvoyer au Japon seul ? Moi ? « Et Alyona  alors.. ?  » Cette fois ce fut la voix grave à l’accent Russe prononcé de mon père qui répondit. « Elle ira avec toi. » Il lança un regard sombre de non-dits et de sous-entendus à ma mère avant de tourner les talons et de quitter la pièce.
Le temps était passé, des années sans qu’on ne me reparle plus de mon éventuel retour au Japon. Pourtant ce jour fini par arriver. J’avais déjà l’âge de me débrouiller par moi même quand ce fichu téléphone retenti à nouveau. Quand ma mère m’annonça que je devais retourner au Japon. Quand j’avais annoncer que j’emmenais Alyona pour lui offrir des vacances.


J’étais de retour au Japon, j’étais seul. On ment aux enfants pour leur bien paraît-il. J’aime ma mère mais je ne lui avait jamais réellement pardonné la perte que toute cette histoire nous avais causé. Je n’avais pardonné à personne en réalité.


Le dossier plastifié sous mon bras pèse lourd de son contenu, tout comme le téléphone portable dans ma poche lourd de ces messages échangés. Mon corps traîne l’air de rien mon esprit nuageux et éparpillé.
Au loin, le sanctuaire principal du quartier sud se dessine. Beaucoup voit comme le quartier sud comme le quartier tranquille des personnes âgées, pourtant je fus souvent sidéré par l’engouement généralisé pour la religion et son pouvoir sur les habitants.
Effrayant.
Une chevelure blonde se dessine dans l’ombre de la grande porte avant de disparaître à l’intérieur.
Les fantômes discrets du quartier sud traînent dans l’ombre des riverains. Ils se faufilent sous leur chair et se confondent avec leurs os jusqu’à perforer leur crânes et dicter la conduite générale. C’était la conclusion que je portais à cette chevelure flottant, flottant dans le vent et s’engouffrant dans l’obscurité glaciale du temple.

Le quartier nord diffère. Toujours plus grand, toujours plus haut, toujours plus gros, toujours plus d’argent, tel semblait être le credo du quartier « le plus puissant » et de ces buildings liftés, à l’image des personnes qui l’habitent. Là où les dirigeants du quartiers sud me reviennent tel des fantômes, ceux du quartier sud me sont plus facilement assimilable à des marionnettistes géants portant des masques. Assis sur leurs buildings et leur fortunes, il tirent des ficelles invisibles au commun du mortel pour arriver à leur fin. On ne fait que chuchoter leurs noms de peur de se faire écraser par « mégarde ». C’est quand ces titans se battent entre eux que tout le monde arrête de respirer comme si le ciel leur tombait sur la tête. Des géants bruyants.
Les quartiers et leurs dirigeants avaient tous leurs secrets, un désir étincelant aux fond de leur prunelles.
J’avais les miens aussi.
Plus ou moins loin de ces histoires de quartier.
Plus loin que près je l’espérais.

Mes foulées se suivent et se ressemblent, les appartements et magasins de marque défile au rythme de mon avancé. Ici le soleil se fait plus pâle, les voitures plus présentes. Le ronronnement des moteur crépite dans mes oreilles.
Plus je m’engouffre dans les résidences plus le bourdonnement constant s’estompe pour laisser petit à petit place au calme et au silence.


_Demeure de Reiji Shinobu Gaï_




Un portail luisant se dresse entre moi et la demeure de mon oncle. Je m’attendais presque à retrouver des colosses en costume noir mais personne devant la forteresse. Mon doigt presse la sonnette, une fois. Une caméra se braque dans a direction. Quelques secondes passent mon regard planté dans l’oeil unique de l’appareil. Personne ne parle. Un bruit sourd retenti. Le portail s’ouvre lentement. Un membre du personnel avait dû m’ouvrir. A peine ai-je franchi les marches qui me séparent de la porte d’entrée qu’elle s’ouvre en grand. Un côté totalement impersonnel ressort de ces lieux. Une courbette pour m’inviter à entrer. C’est avec la curiosité d’un jeune enfant que je détaille les lieux.
Intérieur sobre. Aucune photo n’est fièrement exposée dans l’entrée. Le parcours est tel un labyrinthe de teinte blanches et crèmes. Rien d’étonnant ou d’extravagant. Le luxe calme de l’homme qui connaît son pouvoir et qui l’assume sans tout les artifices des nouveaux riches qui se noient dans l’opulence. Une porte en bois lustré se tien droite comme la justice.

Un coup.    TOC.

Deux coup. TOC.

Trois coup.  TOC.


L’ombre qui me guidait disparaît dans les méandres de la demeure. La porte tourne sur ses gonds. Le faible entre-bâillement s’agrandit. Mon corps s’y engouffre. Je découvre un bureau illuminé. Reiji est concentré sur ce qui me semble être de la paperasse.

Bonjour mon oncle.

Ma voix perce l’air en signe de politesse, afin d’attirer son attention. Mes pieds entraînent mon corps un peu plus profondément dans la salle après que la porte se soit mystérieusement refermé sur moi. Ce qui me surprend le plus, c’est mon absence de stress et d’anxiété. Je suis calme, plus que je ne l’espérai.
Les mesures de politesses veulent que j’attende qu’il me l’autorise avant de prendre place. J’attends, pas très longtemps ma foi, qu’il me prenne en considérant et délaisse sa paperasse. Cela en disséquant l’espace, les traits de son visage. Le souvenir du poids du dossier me reviens, un léger sourire apparaît sur mon blanc visage.
| Dim 19 Nov - 13:20

Reiji Shinogaï

ROCK, PAPER, SCISSORSL’enfant de, est au pied des montagnes




NOWHERE _ AN UNCERTAIN TIME


Un écran de fumée d’où se dessine une posture. Une posture revendiquant honneur pour la fierté. Une féroce odeur de tabac flotte, s’accrochant à chaque particule de tissus présentent dans cette pièce ainsi que chaque parcelle de peau. Des cheveux d’une longueur indéterminé, bien trop de brouillard asphyxiant. Des chuchotements étouffants, un rire nerveux, chancelant. Une lumière orange-âtre accompagné d’une légère touche de bleu se dessine entre nuages blanchâtres et ombres humaines. Bien trop de nicotine, de tabac pur consommer en un point si clos.
Elle me détruit, cette tension palpable arrache à mon âme le peu de bonté que je m’efforce à garder. Chaque nuit se ressemble et s’assemble, des règles brisées, des hommes perdants. Pourquoi l’être humain s’acharne tant à vouloir déjouer la voie qu’on leur donne ? Un destin mouillé par le sang et des décisions compliqués à assimiler.

VILLA SHINOGAÏ _ ALMOST AFTERNOON



D’une porte entrouverte, un filet de fumée s’en extirpe. Fantomatique nicotine s’immisçant dans mes poumons, s’engouffrant dans le large tube d’acier du tourne-disque. Un nuage plane, un grincement de gond, une porte se referme. Des vibrations aussi légère que les pas d’un enfant tentant d’être discret, un sourire berçant mes traits. En crescendo, une symphonie des plus inspirante caresse mes tympans. D’une main je desserre la cravate opprimant depuis un certain temps ma trachée. Confort d’une maison chaudement souhaitée, je me pose en douceur sur le siège tourné vers la seule rangée de fenêtre de cette pièce. Un bureau, des plus spacieux, une collection d’ancien livre, une collection arborée fièrement par-ci et par-là de katana. Une vitrine renfermant une pipe à opium des plus somptueuse donne un peu plus de cachet à cette pièce, un peu plus de connaissance, d’histoire parcouru.  
Chaque muscle de ce corps se détendes tandis mes doigts enserre un document précédemment attrapé. Une douce lumière s’accroche au papier d’un blanc immaculé, m’éblouissant par moment, je soupire. Lassé par une odeur de brûlée, je me souviens de cette cigarette consumé par l’air, je l’écrase dans le cendrier disposé sur la petite table basse me faisant face.  Des secondes et des minutes passent, la symphonie berçant mes tympans prend fin, pour mon plus grand désarroi. Soudain, une petite sonnette attire mon attention, un homme vint à ma connaissance, un homme qui avec le temps deviendra un allié important. Sans pour autant changer ma position, je l’entends rentrer, me saluer, je ne me retourne pas, je continue de lire ce document d’un accablant ennui. Des dealers, encore des dealers acclamant ce qui leurs aies ‘’dues’’, je soupire lourdement, pinçant l’arrête de mon nez avant de jeter le document sur la table basse. Je me redresse, la cravate glisse sur le tissu de ma chemise d’un noir néant, atterrit en douceur sur le siège.  Je lui fais face, prend cette posture que je ne peux m’empêcher d’arborer, je croise les bras venant écraser le bas de mon dos contre la tranche du bureau posé au milieu de la pièce, je m’exprime.

_ Bonjour. Que me vaut l’honneur de ta présence ?

Un sourire, mon regard dévie sur se large carnet remplie de dossier. Peu de temps pour comprendre que cette conversation m’agacera, peu de temps pour finalement dévisager l’ensemble de sa personne. Un blanc, je ne m’emporte pas, analyse peut-être faussé, je tend le bras vers le second siège, l’invitant à s’asseoir. Contourne le bureau avec une légèreté faisant soulevé avec justesse quelques papiers soigneusement empilé sur l’ébène. D’une main agile, j’ouvre un petit tiroir, à l’intérieur un saké valant des liasses et des liasses. Dévisageant de mon nouveau mon neveu, je soulève la bouteille, une proposition. Une demande.

_ Un verre ? un nouveau vide de silence, détourne mon attention sur la prise de deux petits verres, parle, que souhaites-tu Alekseï.

Un coup d’œil bref à ma montre, je serre de mon autre main un verre. Un temps précieux que je perds.


       
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Coups de coeur ♥